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La Confine, suite et fin

13/01/2022 Aucun commentaire

Jouez hautbois, sonnez trompettes, tintez clarines ! / Et vous tambours, à vos baguettes et à vos roulements !
Car cette fois elle est bien là notre Confine ! / Elle court et vole et suit son acheminement !

Chers amis de la Confine, chers patients souscripteurs de l’Ulule, ceci est comme promis notre ultime et joyeuse newsletter.

Car oui, nous y sommes, nous avons enfin recueilli et assemblé les pièces du puzzle, le livre, le marque-page, le DVD, les divers bonus pour qui les voulait, les enveloppes, les timbres ! L’objet composite et pimpant est prêt à vous être expédié emballé dans nos remerciements, nos regrets pour le retard, et nos vœux de bonnannée.

Nous soignons les paquets un par un et expédions à mesure. Une quinzaine d’entre vous sont déjà servis, les autres n’ont plus qu’à surveiller le facteur. Nous espérons que vous serez aussi heureux que nous, c’est-à-dire très.

Bien sûr, pendant ce temps la Confine, machine folle indifférente à nos joies et nos peines, continue de tailler sa route sur Youtube et c’est… la saison 29 et antépénultième qui déboule !

Une saison à nulle autre pareille qui s’achève en douceur sur un couplet ASMR (Marie et Franck vous susurrent leur conseils de détente pendant le confinement), et qui surtout bénéficie, en invité d’honneur, de M. Patrick Reboud ! Voici pourquoi : comme, pour des raisons sentimentales, nous n’aurions pour rien au monde omis une certaine rime en ine, Patrick nous a gracieusement prêté, sur trois couplets, la splendide musique qu’il a consacrée à la fée Mélusine.

Certes, le titre complet de l’œuvre que Patrick composa en 2009 pour orchestre et chœur, Mélusine, la neuvième vague, résonne de façon un peu sinistre aujourd’hui, oiseau de mauvais augure pour les raisons que nous redoutons tous… Tant pis ! Quelle mélodie formidable et intemporelle ! Merci Patrick.

Dernière nouvelle capitale : Marie, Franck, Fabrice et quelques invités donneront un concert, la Confine live, le vendredi 28 janvier 2022 à 20h, afin de célébrer dignement la sortie du petit livre rouge. L’événement aura lieu en appartement, chez Marie, à Grenoble. Jauge évidemment étroite. Vous souhaitez en être ? En profiter pour récupérer votre exemplaire et en acheter un carton pour tous vos amis ? Contactez-nous par tous les moyens à votre disposition !

Portez-vous bien,

Marie Mazille, Capucine Mazille, Franck Argentier & Fabrice Vigne

Tous nos vœux de Confine (et pas de confinement)

02/01/2022 Aucun commentaire
(Fabrice et Marie, dans un état second depuis qu’ils ont découvert au pied du sapin les premiers exemplaires d’Au Premier Jour de la Confine, le livre-DVD. On aperçoit au-dessus d’eux, au mur, un magnifique tableau signé Capucine qui, lui, a su rester stoïque.)

Nous l’avons ! Enfin, nous l’avons presque. Nous l’avons à moitié. Disons que sur Au Premier Jour de la Confine le livre-DVD, nous avons le livre et pas encore tout-à-fait le DVD.

Chers amis de la Confine et impatients souscripteurs de la campagne Ulule,

Nous vous adressons nos meilleurs voeux pour 2022, et naturellement, meilleurs voeux signifie que de tous nos quatre coeurs nous vous souhaitons la Confine et non le (re-)confinement.

Voici l’état d’avancement du projet : ces trois dernières semaines nous nous étions résignés à observer, fatalistes, qui, de l’imprimeur du livre ou bien du presseur du DVD (message personnel à mon correcteur orthographique : presseur, oui, merci, dresseur de DVD est amusant mais ne veut rien dire) serait le plus en retard ou le plus encovidé en cette période chaotique. Finalement, nous avons récupéré le livre en premier (cf. le cliché compromettant ci-dessus, un peu flou, c’est la faute aux paparazzi). Le DVD arrive incessamment, c’est une question de jour, voire d’heure, et ensuite nous procèderons aux envois.

En attendant, pour nous occuper les mains, nous avons fignolé les divers bonus à l’attention des souscripteurs des versions augmentées. Parmi lesquels, La Confine par Victor Hugo est très joli, cousu à la main par Marie, tandis que le bonus propre et sale est croquignolet je-ne-vous-dis-que-ça. Nous avons également mis en musique, en –ine et en –an l’anecdote de confinement qui nous a été soumise par le seul souscripteur assez intrépide pour nous commander une chanson à ses couleurs (merci-bravo, Jacques).

Et puis, naturellement, la Confine poursuit son inexorable chemin, disons carrément son destin, sur Youtube.

  • Mesdames et messieurs, l’épisode 27 est un autre tube instantané, plus ou moins gainsborroïde, en tout cas nettement seventies, un peu disco, un peu bossa et un peu glam rock, avec une nouvelle facette de Franck chanteur, qui prend en charge avec brio et avec une voix de crooner le couplet consacré au travestissement : « Je ferme les yeux, dedans y a un écran/Je m’habille en Cléopâtre, en Sissi, en Marilyn« , nous sommes entre nous, nous pouvons tout nous dire, n’est-ce pas… Qui n’a pas fait cela pendant le confinement ?
  • Quant à l’épisode 28, il est le plus long de toute la saga (ex-aequo avec le 23), et le tout premier à être mis en ligne en 2022.
    Il couvre les couplets 95 à 100 et demi (car oui, nous avons un couplet 100,5 et cela n’étonnera personne). Nous y admirons pas moins de 7 nouveaux mini-chefs d’oeuvre de Capucine prenant vie grâce aux bons soins numériques de Franck ; nous y entendons Fabrice déclamer un pseudo-Joachim du Bellay (« Heureux qui comme Ulysse en déconfinement« ) ; Marie recompter ses sous dans sa tirelire-cochon puis rêver de voyager jusqu’à Dinan ; enfin toute la troupe éternuer (gestes barrière, les gars !) et retomber dans la comptine obsessionnelle mais sans jambe de bois.
    Parmi les special guest-stars de la saison : Pierre Marinet a aimablement fourni une délicieuse composition au violon, Christophe Sacchettini un malicieux solo de flûte (tendez l’oreille et tâchez de reconnaître le thème de son contrechant), Thilo Sacchettini une ambiance électronique pour le couplet 96, couplet pour lequel Alice Vigne (née en 96, oh comme les choses sont bien faites) a prêté sa voix. Merci à tous !

Ainsi qu’à vous. Joyeux 22, quoi qu’il en coûte !

Marie, Capucine, Fabrice & Franck

Après le dernier jour de la Confine

17/12/2021 Aucun commentaire

Chers amis de la Confine,

Ceci est la première newsletter posthume (la recevrez-vous ? l’ouvrirez-vous ? la lirez-vous ?) de notre campagne Ulule : la collecte est achevée, il est trop tard pour pré-commander Au Premier Jour de la Confine, le livre-DVD et vous délecter des bonies et goodus (ou le contraire) exclusifs, temporaires et délirants… En revanche, libre à vous d’acheter le livre-DVD plus tard, dès sa disponibilité et sans date de péremption, soit en nous le demandant gentiment, soit en passant par le Fond du Tiroir, soit en soudoyant un libraire complaisant.

En attendant, nous vous offrons (même, nous vous devons !) quelques nouvelles :

1) Hélas trois fois hélas, nous sommes à la bourre ! Et nous ne serons vraisemblablement pas en mesure, comme nous l’espérions, de livrer les livres à temps pour noël. Certes, nous avons mal anticipé, nous aurions dû boucler plus tôt… Toutefois le retard n’est pas entièrement de notre fait : notre imprimeur nous a prévenus, très embêté, que des cas de Covid criblaient son personnel, transformaient son atelier en cluster et son équipe en escadron de cas contact. Les rotatives tournent au ralenti et, même si un miracle de Noël peut encore advenir, nous misons désormais sur une réception du stock la semaine du 27 décembre…
L’imprimeur de la Confine confiné ! Fatalement, la mésaventure a inspiré à Marie un nouveau couplet de notre interminable ritournelle. Voici ce couplet 119 (pourquoi pas 119 ? au point où on en est) :

Au 119ème jour de la déconfine
L’imprimerie ferme ses portes brutalement
10 cas contact, 10 cotons dans les narines
Dans les livres tout est vide, tout reste blanc
On aura les bouquins un mois après la Saint Delphine
Pour la Saint Jean ou pour le jour de l’an
Vous l’aurez, vous l’aurez votre confine
Patientez, patientez, patientez bonnes gens !

2) En dédommagement de ce retard, nous avons adressé ces derniers jours aux souscripteurs une version numérique du livre – si jamais nous vous avons oublié, contactez-nous ! Quant à la version numérique de la chanson, rappelons que la majeure partie en est visible, saucissonnée, sur Youtube. Suggestion : si vous scrollez sur le livre numérique tout en écoutant en continu la chaîne Youtube « Tous bien confinés », vous aurez pratiquement l’illusion d’avoir entre vos mains le livre-DVD. Ou pas (comme disent nos amis de Mydriase).

3) Marie Mazille s’est fait interviouver et extorquer au micro quelques aveux sur la genèse de La Confine ! Evénement extraordinaire, peut-être même inédit : Marie s’exprime posément plus de deux minutes d’affilée, sans partir en vrille ni raconter n’importe quoi en bouts rimés (quel sang froid ! Heureusement qu’elle se rattrape dans les bonus du DVD). Cela s’est passé dans les studios de RCF aux bons soins de Nicolas Boutry, et restera disponible en streaming sous ce lien.
Attention : contrairement à ce qui est prononcé à l’antenne par erreur, à présent que la campagne de souscription est terminée seule la version livre-DVD est commercialisée (27 €), et non la version livre seul (17 €).

4) Les bonnes comme les mauvaises nouvelles n’empêcheront jamais l’inexorable marche du temps, pas plus que celle de la Confine. Franck Argentier vient de mettre en ligne le dernier épisode en date, 26e du nom qui, à l’image de chacun de ses prédécesseurs, ne ressemble à aucun de ses prédécesseurs (vous suivez ?).
Cet épisode ne contient qu’un seul couplet, mais spécialement long, gouleyant et exotique. Le couplet 91 est en effet notre couplet espagnol où Marie chante la profonde mélancolie d’être confiné à Barcelone, dans un español de cuisine (il est d’ailleurs question de paella) très approximatif (merci de ne pas vous plaindre que le texte ne veut pas dire grand chose en espagnol : nous avons pleinement conscience qu’il ne veut rien dire en français). Indispensable guest-star de cet épisode : la guitare flamenca de Farid Bakli projette brandons et tisons au-dessus des flammes.

Portez-vous bien, joyeux noël et à bientôt !

L’équipe de la Confine : Marie, Fabrice, Capucine et Franck

Je vous laisse ma carte

03/12/2021 Aucun commentaire

J’ai réceptionné ce matin chez l’imprimeur les six tirés à part de la Confine dessinés par Capucine Mazille. Beau papier, belle reproduction, tout va bien. En deux formats : 10,5 x 15 (format carte postale – oh mais quelle bonne idée d’envoyer vos voeux 2022 façon Confine !) pour les deux reproductions du premier et du dernier couplet ; 12,5 x 18 pour les quatre inédits – dont les deux accompagnant les couplets XXX pour adultes.
Ces magnifiques artefacts sont offerts, parmi quelques autres splendeurs, à quiconque souscrit à l’édition augmentée (le prix aussi est augmenté, à partir de 37 euros) du livre-DVD Au premier jour de la Confine. Il ne vous reste que deux jours pour contribuer.

Dans cette dernière ligne droite, le suspense a sensiblement changé de visage. Nous ne retenons plus notre souffle face au compteur Ulule (qui a atteint ses coquets 100%, ouf), mais pour un autre motif. Non, pas l’éventuel reconfinement national, mais une inquiétude d’une autre trempe et plus sérieuse… Le livre sera-t-il disponible à noël ??? Il est désormais chez l’imprimeur et nous ne pouvons plus rien pour lui (je me retiens à toute force de relire quoi que ce soit pour esquiver les j’aurais-dû-j’aurais-pu), mais la course contre la montre se poursuit, notamment les finitions du DVD – des bonus dont je n’vous dis qu’ça.

Nous misons toujours sur une disponibilité le 21 décembre, ce qui nous autorise raisonnablement à croire que les souscripteurs seront servis le 24… Mais nous ne maîtrisons pas certains facteurs, notamment postaux. Quoiqu’il en soit, si nous échouons, vous recevrez en lieu et place un autre petit cadeau de compensation : un calendrier 2022 de notre fabrication. En tout état de cause, Marie, quant à elle, garde un moral d’acier, et me prie de vous faire passer le message suivant :

« Chers souscripteurs
Suite au discours présidentiel de Georges Pompidou (il y a 3 jours sur Antenne 2) Noël a été reporté au 25 janvier 2022.
D’aucun sont destabilisés, perplexes, furieux…
Quand à nous, co-auteurs de la Confine, poussons un soupir de soulagement à nul autre semblable, car cette décision gouvernementale sans précédent nous permet de vous garantir à 100% la livraison de votre livre-DVD DANS LES DELAIS ! Vous devriez le recevoir pour la Saint-Roseline ou la Saint-Vincent !
Cordialement
Fabrice et Marie, Franck et Capucine
 « 

… Et pendant ce temps la Confine poursuit sa course folle sur Youtube, avec deux épisodes mis en ligne depuis la dernière fois que je vous ai donné des nouvelles. D’abord l’épisode 23, encore une « saison » bien grasse et bien éclectique, contenant des moments poétiques et d’autres loufoques et toujours le bon délire confiné de Marie Mazille, Capucine Mazille, et Franck Argentier.
Ma principale contribution cette fois-ci (je soussigné Fabrice Vigne), est un pastiche du Tartuffe de Molière qui me donne l’occasion de déclamer en alexandrins comme au Français – pensez ! je n’allais pas laisser passer d’aussi belles rimes, « la servante Dorine », « sa large poitrine », « ce sein que j’abomine », « frappe l’âme de ruine », « ma foi bénédictine », « toute idée libertine », « serrez ma haire avec ma discipline », « et priez que toujours le ciel vous illumine »…
Dommage collatéral : pour l’occasion je l’ai relu, le Tartuffe. Oh mais qu’est-ce que c’est bien ! Sans la moindre date de péremption ! C’est LE livre à lire en notre époque marquée par l’oppression et l’hypocrisie religieuse ! (et ensuite on peut essayer Ainsi parlait Nanabozo, ed. Thierry-Magnier, en vente partout)

Ensuite, l’épisode 24, que nous avons baptisé « épisode à moustaches«  pour des raisons qu’il est inutile de préciser davantage.
Pour la première fois, notre Franck, dans l’ombre depuis 23 saisons, tient le devant de la scène et brille de tous ses feux ! Il compose, arrange, chante, et multi-instrumentise ces deux couplets diamétralement différents, correspondant à deux influences majeures quoique difficilement conciliable : le premier couplet est un hommage à Georges Brassens, qui vient de fêter non pas ses 107 ans mais ses 100 ans, et c’est déjà bien ; le second est un hommage au rock eighties de son adolescence, et d’ailleurs il s’agit du couplet 87 – un millésime.

Suite et fin (de la collecte) au prochain épisode !

Ça durera pas 107 %

25/11/2021 Aucun commentaire
Illustration ci-dessus : expérience de message subliminal rétroactif, Ainsi parlait Nanabozo, Fabrice Vigne, éd. Thierry-Magnier, 2021, p. 267.

Bingo ! L’œuf vert est fissuré ! L’oiseau (ou le dinosaure ?) est prêt à surgir !

La barre des 100% de la campagne Ulule a été franchie en trombe avant-hier ! Le compteur affiche même 107, oh comme ce nombre magique entre tous flatte l’œil et ravit le cœur… L’objectif symbolique 100% franchi, nous voici assurés de produire notre livre-DVD dans des conditions un peu plus sereines. Est-ce une raison pour s’en tenir là ? Certainement pas. Mesdames et messieurs, il n’est pas trop tard pour voler au secours du succès ! Il vous reste dix jours pour contribuer, encore étoffer la collecte et ainsi faire en sorte que nos conditions passent de un peu plus sereines à carrément détendues, puis à super confortables, voire, rêvons un peu, à scandaleusement luxueuses.

Allez, vous avez bien mérité un peu de démagogie : « Merci infiniment, les chéris ! Vous êtes formidables ! Vous êtes le meilleur public du monde ! Nous ne serions rien sans vous ! On vous aime très fort ! Gros bisous ! » (Peut-on être à la fois démago et sincère ? Ben oui, la preuve.)

Comme promis, ce seuil pulvérisé signifie que nous offrons à tous les souscripteurs du livre (sauf ceux de la version numérique, bien entendu) le marque-page exclusif que nous réservions jusqu’à présent aux seuls souscripteurs de la version deluxe. Par un effet domino, nous enrichissons le panier deluxe d’un nouveau bonus, une carte postale supplémentaire ornée d’un dessin de Capucine. En outre, parmi les autres bonus, les ululeurs deluxe auront la chance de recevoir un poème inédit de Victor Hugo que nous avons retrouvé par hasard dans un vide-grenier (histoire rocambolesque que je vous raconterai peut-être un jour), un poème intitulé L’Année Terrible de la Confine, scoop littéraire pratiquement authentique.

Mais d’ores et déjà les bonus gratuits et les avant-premières tombent sur vous comme à Gravelotte. Voici le poème frais du jour pondu par Marie, Le Corbeau et le Renard de Jean de la Fontine :

 Maître Corbeau, sur un arbre persan
 Tenait en son bec un tajine
 Maître Renard, en plein confinement 
 Lui chantonna cette comptine
 Et bonjour, Monsieur du Corban
 Que vous êtes joli ! Vous chantez Nuit de Chine ?
 Sans mentir, si votre doux chant 
 Se rapporte à votre confine
 Vous êtes le Phénix de ce confinement 
 À ces mots, le Corbeau se sert une bibine 
 Et pour sortir de la confine
 Il ouvre un large bec, et laisse tomber cent francs 
 Le Renard s’en saisit, et dit : Mon corbeau blanc
 Pour notre financement 
 Parlez-en demain à votre copine !
 Ces cent francs valent bien un savon tout blanc !
 Le Corbeau en parle à l’hermine
 Qui donne également environ six-cent francs.

De son côté, Franck « Clip-Clap » Argentier continue à une cadence infernale de produire des vidéos dont aucune ne ressemble à une autre… Aujourd’hui en ligne, l’épisode 22 aborde la foi et la spiritualité en temps de confine, et nous avons par conséquent traité ces couplets en chant grégorien.
Car qui sera jamais plus confiné qu’un moine, hein ?
(Réponse : deux moines. Qui chantent pour passer le temps.)
Starring, en direct de l’abbaye Notre-Dame-de-Saint-Corona : frère Franck, frère Fabrice et la mère supérieure Marie-Confine.

Et puis surtout… Chose compromise, chose drue ! Nous dévoilons enfin la couverture, et même, car on n’est pas chiche, la quat’ de couve, de notre bel ouvrage. Création graphique : Annette « Pannettone » Mary.

Portez-vous bien jusqu’au prochain bilan d’étape, qui comprendra l’épisode 23 du feuilleton Youtube…

Beau comme un 30 février

18/11/2021 Aucun commentaire

Le saviez-vous ? Le 30 février est un jour qui n’a existé qu’une seule fois dans toute l’histoire de l’humanité, en Suède, en 1712 !

Cette information tout-à-fait intéressante a certes fort peu à voir avec la campagne Ulule qui nous occupe. Si ce n’est qu’elle est suffisamment excentrique pour toucher à coup sûr et en plein cœur les amis de La Confine, ces êtres singuliers manifestant une sensibilité exacerbée face aux calendriers biscornus, à l’écoulement du temps, à sa mesure somme toute subjective, aux échéances attendues 107 ans, ou au pass sanitaire que l’on se prépare à subir jusqu’à la Saint-Glinglin.

Cependant l’échéance est pour nous imminente. Je veux dire l’échéance concrète et cruciale : plus que 16 jours pour souscrire sur Ulule à la campagne Au Premier Jour de la Confine, le livre-DVD ! Voire nettement moins, pour les innombrables vaniteux parmi vous, qui rêvent, des étoiles plein les yeux, et qui sommes-nous pour les blâmer, de voir leur nom figurer en lettres de feu (ou en noir sur blanc, ce qui est déjà bien) à la page des remerciements de cet incomparable ouvrage. Car nous enverrons la maquette du livre à l’imprimeur dans dix jours seulement – ce qui entraîne que toute souscription notifiée après le 28 novembre, même à taux plein, aux versions extra-plus-deluxe, ou bonus-propre-et-bonus-sale, voire complète-des-quatre-saisons, ne donnera plus droit à ce privilège insensé. Magnez-vous le tronc, CQFD !

On parle, on parle, et pendant ce temps notre campagne vient de franchir en trombe ses 75%. Trois quarts, comme un fier rugbyman ! Nous croyons plus que jamais à On va y arriver et nous remercions chacun de vous bien chaleureusement. Pour célébrer ce bon bout que l’on tient, deux cadeaux :

– Cadeau #1 : nous trouvons très réjouissant le principe des « paliers » sur Ulule, qui ajoutent un suspense dans le suspense, une petite timbale à décrocher pour intéresser la partie. Alors considérons, voulez-vous, ces 100% imminents comme un palier. Si nous l’atteignons, nous offrirons à tous les souscripteurs (sauf ceux de la version numérique, bien sûr) le marque-page exclusif que nous réservions jusqu’à présent aux souscripteurs de la version deluxe. Ces derniers sont priés de ne pas récriminer trop fort (« Quoi ? Comment ? On nous spolie ? Quelle époque, on aura tout vu ! Le wagon de première classe envahi par on-ne-sait-qui ! Ont-ils seulement leurs billets, monsieur le contrôleur ? Et leur pass sanitaire ? Voilà bien la démocratie dévoyée, des gueux revendiquent les mêmes avantages que nous, qui avons pourtant payé plein bu ! Fi ! Des sans-culottes ! Des gilets jaunes, peut-être ! »), car illico, par un effet domino, nous enrichissons leur propre panier d’un nouveau bonus, une carte postale supplémentaire ornée d’un dessin de Capucine. Tout le monde est content ? Et si jamais la campagne dépassait 125%, promis, nous inventerons un nouveau palier.

– Cadeau #2 : et voilà que déboule sur les écrans la saison 21 de la Confine sur Youtube ! Toujours illustrée avec grâce et esprit par Capucine et toujours animée, cette fois sous forme de petit théâtre, par Franck et sa boîte à outils sur clavier, ciseaux virtuels et bâton de colle numérique sans odeur. Cette saison est très particulière – comme toutes les autres ? Encore plus que les autres ! Car, exceptionnellement, elle ne contient qu’un seul couplet. Oui mais alors quel couplet. Son sujet, ce jour-là, défrayait la chronique : le confinement avait permis la descente en pleine ville d’animaux sauvages que la circulation automobile n’effarouchait plus. On apercevait des fauves dans les rues. Le monde sauvage se déconfinait. Les loups sont entrés dans Paris pendant la confine… Quelle direction musicale prendre ? Une chanson de Serge Reggiani, peut-être ? Non, trop téléphoné. Plutôt du Prokofiev. Pourquoi ? Vous allez voir.

C’est tout pour aujourd’hui ! Prochain bulletin de santé dans quelques jours avec (roulement de tambour)… La couverture du livre !

S’emberlificoter les doigts

14/11/2021 Aucun commentaire

On va y arriver !… clame la phrase prête-à-porter, obligeamment fournie par Ulule à ceux qui n’ont pas le goût d’inventer leur propre message d’encouragement… Merci à tous ceux qui nous ont adressé cette phrase fleurant bon sa méthode Coué mais remplissant à merveille sa fonction de réconfort !

Bilan d’étape : à l’heure où je vous parle, notre campagne de souscription sur Ulule en est à 42 souscriptions (42 mercis), par conséquent il nous en manque 58 pour gagner notre pari et faire exister Au Premier Jour de la Confine, le livre-DVD. Restent 21 jours… Soit presque 3 souscriptions par jour… On va y arriver ?

On va peut-être y arriver, on devrait y arriver, ce serait tellement bien qu’on y arrive… et on croise les doigts comme les escargots dessinés ci-dessus par Capucine, qui mine de rien réinvente génialement l’icône fameuse mais un peu convenue des “Trois singes” : au fond, il vaut bien mieux s’emberlificoter les doigts de superstition que se fermer les yeux, les oreilles et la bouche. Ouvrons grand tout cela, et souscrivons !

Quant à Marie, qui rimaille comme elle respire, elle pond tous les matins un nouveau couplet promotionnel avec rimes en -ine et -an.

Voici celui de la matine/Pour votre divertissement :

Vous avez trois amies (deux riches, une radine) ?
Aux trois amies vous dites « Achète la Confine »
C’est un livre amusant, rigolo, épatant
Ces trois amies ont quatre amies à Gravelines ?
Sur les quatre deux riches et deux plutôt radines
Les deux riches ont environ quatre amies en Chine ?
Une riche, une pauvre, et deux pas très radines
Ayant chacune un frère né à Monceau-les-Mines
Une tante à Dinan, un Tonton à Meylan
Si l’oncle de Meylan possède une berline
Et la tata de Dinan de l’or, des diamants
Parlez-en, parlez-en aux cousins, aux cousines
De Meylan, de Ceylan, ou de Montceau-les-Mines
S’ils ont tous une amie qui généreusement
Décide aveuglément de donner son argent
A Tata Capucine (qui peint si finement)
A Fabrice, à Marie mais sans oublier Fran
Ckargentier mon voisin (un gars époustouflant)
Nous pourrons tous les quatre avant le jour de l’an
Terminer la Confine et le confinement !

Et Franck, au fait ? Oh, Franck turbine ! / Il turbine comme un dément !

Il vient de larguer sur Youtube l’épisode 20 de la Confine, qui, comme (presque) chacun des 19 précédents, est instantanément devenu notre épisode préféré :

Dans cette 20e “saison”, trois nouveaux couplets, trois nouvelles histoires et trois nouvelles directions :

– couplet 76, paroles Laurence Menu et musique Piotr Ilitch Tchaïkovski (car nous ne collaborons qu’avec les meilleurs auteurs) : les affres d’une ballerine confinée.

– couplet 77, on profite de la réclusion à domicile pour faire preuve d’empathie envers ceux pour qui quitter sa maison est une question de vie ou de mort – les migrants. Car, oui, la Confine est sans aucun doute 107 choses différentes, y compris une chanson engagée ! (musique : British Grenadiers, traditionnel anglais)

– couplet 78, Marie retombe en enfance (rime en -ine du jour : comptine) sur l’air d’Ah vous dirai-je maman qui, contrairement a une rumeur persistante, n’a pas été composé par Mozart et croyez bien qu’on le regrette, car on l’aurait volontiers remercié au générique. C’est partie remise : mesdames et messieurs, Mozart sera convié sur le couplet 85 (teaser) !

À bientôt les amines !

Ça, nous le savons

12/11/2021 2 commentaires

La campagne Ulule Au premier jour de la Confine bat son plein ! À raison de trois ou quatre souscriptions quotidiennes, On va y arriver, comme le dit la phrase toute faite mais réconfortante, commentaire prêt-à-porter proposé par Ulule à ceux qui n’ont pas envie d’inventer leurs commentaires eux-mêmes.

À ce jour, quatre d’entre vous, devenus instantanément nos petits chouchous, ont souscrit à la version « avec supplément propre et supplément sale« , c’est-à-dire qu’ils recevront, en plus de tous les goodies de la version luxe, le kit complet pour se salir puis se laver pendant le confinement : les couplets XXX (coquine/amant) et les dessins hot de la Confine censurée, réservés aux adultes, sous pli discret ; ainsi que la savonnette exclusive « La Confine » (produit dérivé absolu, mais glissant), qui selon une rumeur non vérifiée par le professeur Raoult, protègerait des virus mieux que n’importe quel gel hydroalcoolique ou tube de Vicks Vaporub.

Pour informer nos quatre chouchous, mais aussi pour donner envie à tous les autres (hé, les autres, il n’est pas trop tard pour devenir vous aussi notre petit chouchou, vous pouvez à tout moment ajouter une contrepartie dans votre petit panier !), voici un petit reportage photo dans les coulisses de l’atelier savonnerie, aux bons soins d’Annika Brunel.

Annika, depuis son Allemagne (car, oui, la Confine est un grand projet européen… peut-être même, maintenant que vous m’en parlez, est-elle LE grand projet européen), a inventé SaTraDem, le Savon Traditionnel de Demain, et a accepté de créer pour nous sa série limitée Au premier jour de la Confine.

D’abord, les ingrédients :

– NaOH (soude caustique)
– huile d’olives*
– hulie de coco*
– huile de colza*
– beurre de karité*
– beurre de cacao*
– huile de rizin*
– hulie de grenade*
– huiles essentielles/naturelles(*)
– Tio2 (dioxyde de titane)
– argile rouge
– écorces de mandarines
– pépins de grenade*
(* = bio)

Puis, la tambouille :

La préparation des lingots :

Le découpage :

L’estampillage (admirez le magnifique tampon la-tête-à-Covid, autre création d’Annika) :

Les trois semaines de séchage (attention, l’image ci-dessous n’est qu’une suggestion de présentation, avec grenade et mandarine, ne tentez pas de faire sécher ainsi chez vous) :

Et voilà ! Merci Annika ! Salissons-nous et lavons-nous comme au premier jour de la Confine !

Au premier jour de la Confine, le livre-DVD

29/10/2021 Aucun commentaire

Chers amis proches et lointains

J’avais juré, non, non, c’est fini, je n’éditerai plus jamais de livre au Fond du Tiroir… Et puis… Et puis j’ai le grand plaisir et le petit trac de vous annoncer la parution prochaine de…

Au premier jour de la confine, le livre-DVD !

… que j’ai amoureusement conçu depuis un an et demi en compagnie de Marie Mazille (auteure-compositrice-interprète), Capucine Mazille (illustratrice), Franck Argentier (musicien, vidéaste).

Il s’agit du 20e livre que je publie, chiffre rond comme un ballon d’essai – or justement j’en profite pour tenter une expérience inédite à mon échelle : la souscription par crowdfunding. En français : par craodfoundine. La campagne est lancée aujourd’hui même, pour une durée de 38 jours, avec clôture le dimanche 5 décembre.

Pour ceux qui ignoreraient le principe du craodfoundine : nous déléguons la campagne de souscription à une plateforme en ligne, en l’occurrence Ulule. Terminée, la fastidieuse époque où pour acquérir l’un de mes ouvrages il vous fallait dépêcher un coursier à cheval muni d’un chèque barré libellé au Fond du Tiroir ! Rions de ces archaïsmes révolus ! Désormais, il vous suffit de cliquer sur le lien de la campagne… de lire toutes les aimables bêtises que j’ai écrites là (y compris la FAQ cachée au bas de la page), d’admirer les somptueuses illustrations de Capucine, d’écouter les musiques de Marie dans les extraits vidéo réalisés par Franck, de hocher la tête en vibrant d’approbation et en murmurant : « Ah ouais trop bien ! », et enfin de faire chauffer votre carte bleue pour commander la contrepartie de votre choix, de la plus simple et la moins chère jusqu’à la plus farfelue et luxueuse.

Ensuite, il ne vous restera plus qu’à attendre que, grâce à votre contribution, nous remettions les mains dans le cambouis et accomplissions les derniers fignolages de notre œuvre collective, puis à recevoir chez vous le précieux accomplissement avant noël, afin de hocher la tête en vibrant d’approbation et en murmurant au pied du sapin : « Ah ouais trop bien le cadeau ! »

Mais au fait, qu’est-ce que c’est, Au premier jour de la confine, le livre-DVD ?

C’est une chanson interminable, à 107 couplets, consacrée à nos conditions de vie durant un événement historique collectif et majeur, lui aussi vécu comme interminable : le confinement de 2020. Le tout avec une invraisemblable variété de thèmes, d’arrangements, de styles, d’instruments, mais toujours sur deux rimes exclusivement, -ine et -ment. Exemple, que j’improvise sous vos yeux et en alexandrins, mesdames et messieurs :

Voir le bout du tunnel ? La fin de la confine ?
Il fallait pour cela le bon financement
Nous avons donc opté pour le craodfoundine
Merci ! Bravo ! Tonnerre d’applaudissements !

Vous voyez ? Trop fastoche !

Cette économie de moyen renvoie à l’état d’esprit du confinement lui-même : faire le maximum avec le minimum, trouver mille variations sur une situation de départ contrainte à l’extrême, imaginer et inventer sans cesse pour ne jamais céder à la routine… De même, pour renouveler en permanence le projet, au fil des couplets nous avons profité, souvent à distance, de la participation d’innombrables musiciens, chanteurs et auteurs : Frères de Sac Quartett, Patrick Reboud, Farid Bakli, Isabelle Bazin, Catherine Faure, Nassima Boulghens, Luc Biichlé, Magda Mokhbi, Delphine Martonfalvi, Florence Lebonvallet, Olivier Destéphany, Alain Lafuente, Stéphanie Bois, Benoît Olivier, Laurence Menu… C’est bien simple, tous ceux qui n’auront pas participé à l’aventure seront jaloux. Heureusement qu’ils pourront se consoler en commandant le livre-DVD.

Voilà ! Nous comptons sur vous : cliquez, souscrivez, partagez sur vos propres réseaux, et (sans vous commander) amusez-vous. En contrepartie, comptez sur nous : vous allez voir ce que vous allez voir.

Je vous embrasse avec plus ou moins de gestes barrière, et à bientôt dans la vraie vie déconfinée.

Fabrice

PS : et on ajoute dans le panier, en exclusivité du jour, le 18e épisode du feuilleton qui vient de débarquer sur Youtube !
Ce 18e épisode contient deux couplets : le numéroté 71 dit « couplet puant » (puisque consacré au manque d’hygiène pendant le confinement, oui, oui, vous aussi, ne faites pas l’innocent) mais entraînant en diable puisque écrit sur des danses bretonnes ; et le 72 dit « couplet orientalisant », qui divague sur les origines chinoises de la grosse panade, avec, naturellement, Olivier Destéphany en guest-star au shakhuashi…

Au quatre coins du carré magique

04/10/2021 2 commentaires

Comme dit l’autre, « Ceci est l’histoire d’un homme marqué par une image d’enfance. »

J’étais depuis plusieurs mois en quête intérieure d’une image manquante, engloutie au fond de ma mémoire.

J’avais beau touiller, l’image restait floue, reflétée à la surface d’une eau mouvante. Il s’agissait d’une image vue durant les années 70, dans l’un des albums reliés trimestriels du Journal de Spirou dont, enfant, je faisais collection. Une image (couverture du journal ? page intérieure ? double-page ? simple cul de lampe ?) annonçait la prochaine prépublication d’un nouvel épisode de la série Isabelle. Telle que je m’en souvenais, cette image était carrée et ses quatre coins étaient occupés par des portraits des quatre auteurs de la série (Will, Franquin, Macherot, Delporte), chacun se renvoyant la balle sur l’air de « Oh non mais moi je n’ai pratiquement rien fait dans cette histoire, voyez plutôt avec les trois autres » .

Si cette image m’a tant marqué c’est qu’elle a condensé, à un moment clef de ma vie de lecteur de bandes dessinées (donc… de ma vie de lecteur tout court) (donc… de ma vie tout court) l’émergence de l’idée même d’auteur, qui supplante celle de personnage : d’un seul coup quatre créateurs avaient un visage et la parole, et se révélaient beaucoup plus intéressants que la créature nommée Isabelle. Encore dix ou quinze ans et je serais mûr pour la déflagration de l’autobiographie dessinée, de Crumb à l’Association, mais ici la graine était plantée.

J’ai longtemps cherché à retrouver cette image sur le web… Hélas j’ai beau avoir usé de mots clefs, Isabelle, prépublication, quatre auteurs… fait défiler les couvertures de Spirou de l’époque… bernique, j’échouai à mettre le doigt de ma souris dessus. Pourtant, à l’ère d’Internet, les questions sans réponse n’existent guère. Notre mémoire externe est sans limites. J’ai soumis ma recherche à un groupe Facebook, Les Fans d’André Franquin… en deux ou trois heures mon énigme était résolue, PDF à l’appui. Merci !

Je relis cette double page publiée dans le Spirou numéro 1928 du 27 mars 1975. Je suis amusé, attendri, émerveillé, je redécouvre que les quatre caricatures sont géniales puisque de la main de Franquin, et que le fameux carré dont j’avais conservé la vague mais indélébile mémoire est en réalité créé de façon subliminale tout autour de la pliure du journal par les quatre mains des auteurs, créant le mouvement perpétuel d’une boucle à quatre maillons.

Quant au message exprimé par cette mise en page très graphique, il est d’une élégance folle, d’une admirable modestie, et en dit long sur la notion de collectif, le contraire même du cliché de l’Auteur plein de son ego qui tire la couverture à lui. Conclusion du texte, fort spirituel, que l’on est en conséquence tenté d’attribuer à Delporte : « La seule explication qui vienne à l’esprit, c’est que l’histoire s’est faite d’elle-même, comme par magie.« 

Et pourquoi donc, au fait, suis-je depuis si longtemps obsédé par cette image ? Pourquoi ai-je tenté avec tant d’empressement de la ressusciter ? Eh bien, parce que ces temps-ci, figurez-vous que je travaille au sein d’un quarteron. Je me sens moi-même le coin d’un collectif carré où la création a l’air de s’accomplir toute seule grâce au talent des trois autres. Depuis un an et demi, je crée Au Premier jour de la Confine avec mes trois camarades : Marie Mazille, Capucine Mazille, Franck Argentier. Je nous imagine sans mal proclamer, chacun à notre tour et avec quelle sincérité, « Oh non mais moi je n’ai pratiquement rien fait dans cette histoire, voyez plutôt les trois autres, tout ça c’est grâce à eux » .

Sur ces entrefaites déboule la 16e « saison » de notre chanson réputée interminable (et pourtant…), consacrée à nos vies à l’époque du confinement. Saison très littéraire puisqu’on y rêve, on y enfile des vers comme des perles (encore une magnifique illustration de Capucine) et qu’on y évoque Les Misérables. Pourquoi Les Misérables ? Allez, un coup d’œil en coulisse : avouons-le, certains des couplets de notre chanson sont nés purement et simplement de leurs rimes, nos deux rimes uniques, pied gauche et pied droit, « -ine » et « -an » . On cherche des ine, des an, ine, an, ine, an… à force de répéter ces sons nous finissons par ressembler à des ânes (« Venez faire les ânes dans mon studio et vous aurez de son« , dixit Thierry Ronget)… Tôt ou tard on ne pouvait que s’exclamer façon Eureka : « Fantine ! Jean Valjean ! Éponine ! » Aussitôt on décide qu’un couplet sera consacré à l’une de nos activités de confinement (mais si, rappelez-vous) : ouvrir un bon gros vieux pavé qui attendait depuis des lustres que l’on soit enfermé chez soi pour lui consacrer du temps. Quant à la musique de cette saison : Marie et Franck se sont à nouveau dépassés pour inventer quelque chose d’à la fois absolument neuf, et d’étrangement familier comme une immémoriale comptine. Petit indice : cette « saison » durant sa gestation a été désignée entre nous sous le surnom « saison Sheller » puis, après révision des arrangements, « saison Gotainer » . Saurez-vous identifier les discrètes influences ? Oui ? Non ? Dans tous les cas, abonnez-vous à la chaîne Youtube « Tous bien confinés » ! Et la souscription du livre-DVD arrive…

Moi ? Ah, non, moi, je n’ai pratiquement rien fait.