Le livre qui déforme ma poche ces jours-ci

Depuis un mois déjà, je suis plongé dans le bouquin de Salman Rushdie Joseph Anton, grosse (700 p.) autobiographie de ses années de clandestinité sous la fatwa. C’est, quoiqu’un brin répétitif (la vie en cage est répétitive), passionnant, et instructif. On réalise qu’il y a 30 ans, tous les éléments qui nous empoisonnent la vie aujourd’hui, l’obscurantisme religieux, les attentats, le recul de la tolérance en même temps que la montée des communautarismes, l’épée de Damoclès sur la liberté d’expression, les débats hypocrites d’intellectuels (« faut-il être Rushdie » = « Faut-il être Charlie » et pendant ce temps personne ne prend la peine de lire ni Rushdie ni Charlie), l’aveuglement et les accommodements déraisonnables, la géopolitique mondiale qui a des implications au coin de la rue… Tout cela a commencé il y a 30 ans, et Rushdie était le prototype. Qu’avons-nous fait pour enrayer ces flots de merdes ? Ben rien, tout est pire.

 

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