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Mirliton Matin : la rechute !

UN

Mirliton Matin, rubrique « nos retraités sont actifs » ! Un ex-maître nageur prend désormais soin des noyers… Leur fait-il le bouche-à-bouche ?

La retraite est parfois le moment d’inverser
La vapeur
Abattre sa routine, et envoyer valser
Ses valeurs
Pour tendre enfin, à son miroir, à son passé,
Son majeur.
Ainsi de ce métier, trop longtemps exercé :
Professeur
De natation – autrement dit, sans finasser,
Maît’nageur !
Profession admirable et souvent, on le sait,
De grand cœur,
Car couronnée d’un noble et superbe énoncé :
« Sauveteur » .
Dominique pourtant s’en est débarrassé
Sans douceur.
Porter ce sacerdoce, il en avait assez !
Cet honneur
Tout humble et tout humide, comme il le haïssait !
Voici l’heure
De cesser de sauver et plutôt de bosser
En cueilleur,
De sortir du bassin et de se rehausser
Vers les fleurs.
Pas n’importe lesquelles : celles qui ont poussé
En hauteur,
Aux branches des noyers ! Dominique se sait
Nuciculteur.
« Noyers, ah, fleurissez ! Noyés, disparaissez ! »
Quel farceur !
Reconversion rêvée, culot récompensé
Producteur
Vie à la noix que Dominique s’est tracée
Bien meilleure
Pied de nez au destin, jeu de mot balancé
Au malheur !
À Dominique, tous nos vœux sont adressés
Au bonheur !
Faut-il tirer une morale nuancée ?
Et ta sœur ?

DEUX

Mirliton Matin, rubrique 30 millions d’amis et de nuisances sonores ! Une chatte britannique bat le record du ronron tonitruant avec 54,29 décibels.

Le doux ronron du chat le soir au coin de l’âtre ?
C’est bon pour le moral, conseillent les psychiatres.
La ronron-thérapie consol’ du ciel grisâtre.
Pourtant point trop n’en faut ! Et l’on pourrait débattre
Du taux de décibels après quoi : faut décroître
Sinon l’effet s’inverse et l’on vire acariâtre.
Le record actuel est anglais : 54.
Quel boucan ! Mon avis : ce matou, qu’on le châtre !
(Non, c’est une femelle… En ce cas, qu’on l’emplâtre.)

TROIS

Mirliton Matin, rubrique amusons-nous avec Google les jours de pluie ! (sur une idée de Marie Mazille)

Méthode :
1) Proposer au moteur de recherche Google un début de question, en l’occurrence : « Pourquoi faut-il… »
2) Lire toutes les solutions suggérées par le remplissage automatique de Google qui devine les mots avant même que vous ne les ayez pensés, vous connait mieux que vous ne vous connaissez, et n’aime rien tant que finir vos phrases à votre place.
3) Mirlitonner à loisir et traduire en vers délicats cette guirlande d’angoisses, manifestement communes.

Pourquoi faut-il optimiser
La gestion de chaîne logistique ?
Pourquoi faut-il sans plus tarder
Investir dans le photovoltaïque ?
Pourquoi faut-il économiser
Chaque goutte des ressources hydriques ?
Pourquoi faut-il sans hésiter
Réparer les feins hydrauliques ?
Pourquoi faut-il savoir compter
Quand on offre des roses qui piquent ?
Pourquoi faut-il imaginer
Sisyphe heureux, philosophique ?
Pourquoi faut-il trier ses déchets,
Est-ce vraiment écologique ?
Pourquoi faut-il les lentilles rincer
Quelle en est l’exacte technique ?
Pourquoi le passeport est obligé
Pour visiter les Britanniques ?
Pourquoi respirer par le nez
Même quand on est en public ?
Pourquoi faut-il obliger à voter
Pour s’impliquer en politique ?
(Il parait qu’c’est ce qui se fait
Outre-Quiévrain, dans la Belgique)
Pourquoi faut-il se faire enlever
Les dents de sagesse en clinique ?
Pourquoi faut-il manger du lait
Quand on prend des antibiotiques ?
Pourquoi garder les yeux fermés
Pendant un baiser romantique ?
Puis, pourquoi faut-il uriner
Après un quart d’heure érotique ?
Mais pourquoi faut-il transpirer
Quand on est fiévreux, frénétique ?
Et pourquoi faudrait-il travailler
Victimes de l’idéologique ?
Pourquoi faut-il sans cesse penser
Alors que Google est si pratique ?

QUATRE

En voulez-vous encore de nos beaux mirlitons ?
C’est preuve de bon goût, nous vous félicitons !
Les annales sont là, à la portée d’un clic,
Ensuite ici, et un peu là, très cher public.

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