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Quand j’étais indien

Photo prise dans un canyon du Colorado (provençal)

Rituel païen propitiatoire que j’exécute à l’approche de la sortie de chacun de mes livres et auquel je n’avais, par conséquent, pas sacrifié depuis des lustres (oh combien il m’avait manqué) : je danse tout nu chez moi en scandant J’ai, un, numéro d’ihèssebéhènheux, J’ai, un, numéro d’ihèssebéhènheux, etc. (Bien appuyer sur le heu final sur lequel les épaules ainsi qu’un pied se soulèveront, les deux poings se serreront, et le reste du corps donnera une petite convulsion vers le haut.)

Ce rituel paraîtra étrange aux profanes, peu familiers de la tribu de Ceux-qui-publient-des-livres, qui risquent de n’y voir que du feu et des peaux-rouges criards les ayant pris pour cible (et les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs). À leur attention, quelques éclaircissements anthropologiques et interprétations des signes s’imposent. En effet, le numéro d’ISBN (International Standard Book Number) est un emblème unique concrétisant le parachèvement de l’aventure individuelle, parfois tortueuse, de chaque livre. Si l’ISBN existe, le livre existe. Jusque là je doutais encore un peu (grand merci à Charline Vanderpoorte qui, elle, n’a eu aucun doute), mais je viens de recevoir mon numéro d’ISBN.

Comme à chaque fois, mon numéro d’ISBN est le plus beau numéro d’ISBN du monde. Je n’hésite pas à vous le montrer, attendez, j’ai sa photo dans mon portefeuille, si, si, voyez donc : 979-10-352-0434-1. Pas mal, non ? Franchement ? Regardez-le encore, ça me fait plaisir. Vous ne trouvez pas qu’il a le nez de sa maman et les oreilles de lapin de son papa ?

Sauf fin du monde ou autre contretemps pareillement pénible, Ainsi parlait Nanabozo (roman indien), paraîtra chez Thierry-Magnier le 14 avril 2021, prix de vente conseillé 15,80 euros. Dans la foulée aura lieu une séance de dédicace inaugurale dans l’excellente librairie Les Modernes, Grenoble.

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