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Il s’en passe de belles à l’heure du couvre-feu

– Quoi ? J’apprends que vous avez animé hier soir un atelier d’écriture de chansons ? Par Zoom et par un pied-de-nez au contexte dit global ? À l’heure où les honnêtes gens couvrent le feu ? À deux doigts du reconfinement ? Sans attestation, sans le moindre ausweis ? Par-dessus le marché, entre deux poussées de fièvre dedans votre carcasse tremblante ? En outre il paraît que tout s’est très bien passé ? Vous ne manquez pas de toupet ! Alors qu’il y a tant de malheureux sur la terre !

– Oui, oui, j’avoue, tout est vrai, tout va très bien, merci Marie Mazille et la Maison des Écrits d’Echirolles, merci à vous aussi ! Au fait, connaissez-vous l’origine de l’expression « Je vais me faire appeler Arthur » ? Très amusante, cherchez donc, vous verrez, non débrouillez-vous, je ne vais pas chercher à votre place, je n’ai pas le temps, je rimaille.

Si le monde doit partir en fumée
Ce ne sera qu’à l’heure du couvre feu
Le brasier attend, qui pour l’allumer ?
Couve, prend, grandit… Reste à faire un vœu.
Si le monde doit voler en éclats
Ce sera à l’heure du confinement
Il explosera comme sonne un glas
Et rendra ses couleurs au firmament.
Si le monde doit changer de chemin
Ce sera à l’heure du Covid-19
Pour croire encore un peu au lendemain
Au fond de l’inconnu, trouver du neuf.
Si le monde doit renverser la table
Ce sera à l’heure de la pandémie
Les bornes franchies de l’insoutenable
La guerre cessera faute d’ennemi.
Si le monde doit se réinventer
Ce sera à l’heure du coronavirus
Ou à la limite, quelques jours après
Nous sommes au début du processus.
Si le monde doit retrouver ses marques
Ce sera à l’heure du variant mutant
La galère est là, pas le choix embarque
Tout est à réinventer maintenant.

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